Léa Seydoux portant le fameux modèle Lance de Jimmy Choo.
À Cannes, il y le marché du film et celui des robes et de la shoes. Puisque personne ne peut voir les films mais que tout le monde regarde la montée des marches, autant investir dans ces quelques minutes. Cela donne lieu à une vaste guerre thermonucléaire entre toutes les maisons, à celle qui saura réchauffer le Red Carpet à coup de stars portant leurs paillettes. Ces dernières sont donc submergées de propositions (en or ou en cash) pour orner leur courbe de robes, souliers, sacs et bijoux. Des prêts qui, parfois, peuvent mener à des moments gênants. Ainsi, on a vu Julianne Moore sur le Tapis Rouge tout doigts de pied dehors avec des sandales bien trop petites pour elle. C’était si affreux, comme de voir quelque chose qu’on ne devrait pas voir. Comme une jupe prise dans un sac et qui découvre toute la culotte et le derrière qu’elle contient. Comme le relevait justement une amie, n’a-t-elle pas, nom d’une shoes, les moyens de s’acheter une paire plutôt que de s’en faire prêter une qui ne lui va pas ?
Bref.
Je vous entends marmonner là. Non, ne soyez pas médisant, tout ne se monnaie pas quand même…
Et notamment, concernant les chaussures, il y a toute une petite installation qui repose sur la chance et le savoir-faire. Tapis dans les suites des grands hôtels, les chausseurs guettent la star. À leur disposition, un stock de modèles estampillés « Red Carpet » ( = comprenez, qui soit assez show off pour ce moment d’exception, et en même temps, assez passe-partout pour s’accommoder de toutes les robes) et ceci, dans les pointures les plus courantes. Toutes les stylistes des stars savent qu’elles peuvent à tout moment faire appel au service des chausseurs. Parfois, elles passent faire un choix de modèles dans la suite mais souvent elles sont obligées de s’en remettre aux bons soins de l’attaché de presse maison (faute de temps), qui doit elle-même assurer si elle veut voir ses souliers dans l’objectif des photographes. L’un de ses chausseurs « roi du festival » est Jimmy Choo (qui vient d’ailleurs d’embaucher Nicole Kidman comme égérie de sa prochaine campagne) (du coup, elle, elle ne porte que du Jimmy Choo) (je l’avoue, c’est tortilloné ces histoires). voyez : 
Je suis admirative du travail de l’attaché de presse de Jimmy Choo. Durant 10 jours, elle ne dort pas, ou presque, et sait devancer les désirs des stars. Wouah. Léa Seydoux vient de choisir une robe Valentino en dentelle bleu ciel ? Sans aucune autre information, A. doit en 15 minutes choisir les modèles, les couleurs et les pointures (vous faites un 38, oui mais peut-être que chez Jimmy Choo, vous faites un 37,5 ? Voyez la difficulté ?). Puis, une fois sa sélection prête, se rendre en quelques instants auprès de la star en plein stress pré-Red Carpet. On imagine les séances de désespoirs, de snobisme, de pleurs, de cris auxquelles A. a dû assister durant tous ces festivals… (que j’ai promis juré craché croix de bois de pas raconter) (oui je saiiiiiiis c’est horrible).
Parfois, ça marche, parfois, c’est dans l’eau. C’est le jeu de la guerre.
L’un des modèles « super poulain » de Jimmy Choo, c’est le modèle Lance : on le voit sans cesse sur les actrices. Si je n’avais pas des problèmes à récupérer les images, je pourrais vous en montrer des dizaines. Il est efficace parce que ses lignes sont discrètes ET décoratives à la fois. Les lanières sont présentes sur la jambe et s’y fondent en même temps. Certes, elles ont un côté show off mais pour une de nos avant-premières à venir, c’est bien, non ? (euuh mais j’ai quoi comme avant première au fait ?) (bah rien).
Je précise qu’aucun de mes posts, jamais, n’est sponsorisé. J’ai choisi de parler de Jimmy Choo car c’est véritable un acteur du festival.

La chaussure du dernier défilé Isabel Marant pour l’hiver prochain.
Toutes les tendances un peu « touchy » de la saison prochaine réunies en une seule chaussure :
C’est un camaïeu de blanc, ça se languette de fourrure, c’est compensé, c’est un mix de matières, ça se scratch, ça donne un look mi-sportif-mi-futuroscope,
Ça fait la vaisselle ?
(Ouai. Faut pas venir me chercher des noises ce matin)
Au départ, je voulais appeler mon post « qu’est-ce que j’ai acheté comme chaussures, moua, pour le printemps ? », je trouvais ça accrocheur mais pas hyper poétique.
Surtout que je voulais absolument parler de l’inconséquence logique, une notion capitale en matière d’achat.
Avec les chaussures, je cultive l’inconséquence sans conscience. Ou alors, un tout petit peu, pour que cela ne me ruine pas trop l’âme. ( = du vieux dicton, « shoes sans conscience n’est que ruine de l’âme »). Je vénère toute la sainte journée des pompes que je passe de longues heures à glorifier pour notre plaisir commun. J’élève au rang de superstars des modèles, en hurlant « ce sont les chaussures de la saison! » à qui veut l’entendre. Je jure mes grands dieux de la mode que j’achèterai CE modèle la saison prochaine, que j’y mettrai tous les sous qu’il faut (quitte à me priver de tout) mais que CES chaussures sauront combler des années de recherche fièvreuse du soulier idéal. Puis à deux mètres de la ligne d’arrivée, je me tourne vers un autre objectif. Et j’achète des pompes totalement inconnues auxquelles je n’avais jamais pensé d’une marque complètement pas bankable.
Ainsi, alors que tout Paris et ses boutiques de chaussures me tendaient les bras, je suis allée me choisir ma paire de demi-saison (oui oui MA paire de demi-saison) (vous savez bien que je n’achète pas beaucoup) chez Cotélac ! Une marque de vêtements que j’apprécie comme çà, de loin, mais chez qui je n’ai jamais mis les pieds. Non mais ou va-t-on ma ptite dame.
C’est de la pure inconséquence.
Et pourquoi est-ce quand même logique, me direz-vous ? Regardez bien ce modèle que je viens d’acquérir lors de mon passage à Perpignan (les chaussures sont finaudes, ou sournoises, elles vous attrapent au moment où vous vous y attendez le moins) elles sont grand 1 masculines, grand 2 avec des languettes golf (comme mes Church’s à clous que j’affectionne tant), grand 3 dans une couleur camel qui caresse avec finesse les tenues d’été.
Tout ce que j’aime. Un modèle complètement inconséquent d’une logique implacable.
On va pas se faire des noeuds dans le cerveau hein, en tout cas, elles sont belles et ne demandent qu’un petit 18 degrés celsius pour être portées. Et c’est quand même, nom d’une shoes, pas le bout du monde, non ?
…Chaussures.
L’autre jour, ma soeur m’a dit « je trouve que les chaussures plates sont toujours moins belles que les chaussures à talon ». C’est vrai.
Ou pas.
Vaste débat.
Ces mimi slippers trouvés au Bon Marché à Paris prêchent pour la paroisse plate, non ?
Ils sont signés Charles Philip, une marque nouvelle venue de shanghaï.
oué, Shanghaï.
Bah Napoléon l’avait bien dit : « Quand la Chine se shoesera, le monde tremblera ».
150 euros, rens. au 09 52 95 12 97 ou www.charlesphilipshanghai.com
Si vous vous ennuyez, que tout ce temps vacant, c’est trop long, voici un modèle de sandales qu’on peut acheter avec de l’argent.
Je l’estampille (depuis que je l’ai vu au show room en octobre dernier) : Top 5 des plus cholies sandales de la saison.
Elles ont un petit air Dolce&Gabbana pas piqué des hannetons, elles ont la facétie de mélanger les imprimés, pile poil ce qu’on aime cette saison (et qu’est si difficile à faire, mon dieu), elles ont un petit talon charmant et pratique, elles vont avec pleins de choses Madame puisqu’elles sauront transcender les jeans bleus, faire virevolter les teintes chamarées des robes printanières et créer une délicate jalousie auprès de vos compatriotes. Et le plus beau, c’est qu’elles s’appellent Nodiz (je vous laisse trouver pourquoi c’est le plus beau).
Oups, on m’appelle pour l’apéro. Je dois y aller en urgence donc. Juste le temps de vous dire qu’elles coûtent 110 euros.
À très vite, et n’oubliez pas, en mai, shoes ce qu’il te plaît !
Edit : J’ai oublié de vous spécifier ce petit détail qui compte, la marque, c’est Mellow Yellow. (sorry, je devais être saoule).