5 shoes bibliques

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Il m’est apparue une intuition divine : que la mode avait des saisons et qu’elles se déployaient en tendances sans cesse renouvelées. Par exemple, eh bien, certaines années les rayures sont à la mode et d’autres fois, tout le monde veut des mules. Voyez le mouvement céleste ?

J’déconne.

J’avais compris ça depuis longtemps.

Comment ?

Vous aussi ?

Vous êtes trop fortes les gars. Bref, faisons un point sur ce qui fera la Bible de la mode en 2018 (ou pas).

Permettez un petit évangile sur les bottines d’abord. Eh bien, elles seront immaculées ou rien petite brebis. Et le premier qui lève le sabot pour faire remarquer que c’est salissant (verset 47, livre 43 , quand Ginette dit à Paul : « c’est pas salissant, c’est la saleté qui se voit »), ira faire 2 avés et 3 pater pendant la pause déjeuner. La mode s’en fout de votre bon-sens, ce qu’elle veut, c’est votre ralliement, votre dévotion, que vous l’épousiez corps et pieds.

 Celles-ci sont des Anine Bing, une fille trop trop branchée cool de LA qui a fondé sa marque genre super cool de LA. Mais vous en trouverez de divines aussi chez And Other Stories.

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Deuxième évangile, les sneakers. Les observateurs rapportent une véritable guerre de religion. D’un côté les adeptes des sneakers conçues comme des chaussettes qui auraient fait l’amour avec une semelle de caoutchouc (péché de luxure rholala) et de l’autre, les adorateurs des runnings qui auraient abusés d’injections d’acide hyaluronique avec leur semelle botoxée (péché d’orgueil mon dieu). La sentence est claire, je vous entends la prononcer : cet amoncellement de caoutchouc, c’est vraiment contre nature (le caoutchouc c’est mal vu de toutes façons par l’église). Mais, petite brebis, vous n’allez pas leur jeter la pierre à ces adeptes. C’est tellement bon de s’abaubir dans les champs sacrés du confortable. De sortir sa robe midi plissée soleil, son t-shirt ou son petit pull fin et d’enfiler ça comme si on assistait à la résurrection d’une penderie.

Ce modèle est largement inspiré des Triple S Balenciaga et est signé Ash, mais si vous remontez le filon, vous en trouverez des bénitiers pleins : chez Nike, Adidas ou Puma (Fila bien sûr!), et puis chez Zara et ses consoeurs.

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Troisième évangile, les petites babies radieuses comme des bonbons goût cochenille écrasée. Ces petits insectes divins que l’on renverse dans une cuve chaude pour vous donner envie d’acheter des chaussures rouge et succomber au péché de gourmandise. Là c’est pareil, vous prenez n’importe quel démon, vous le recouvrez de rouge et emballé-c’est-pesé la brebis est avalée.

Celles-ci sont des Kina de Carel, mais allez vous promener sur le site spécialisé de MarthaLouisa.com pour trouver des petites victuailles cuisson saignante.

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Quarième évangile. Des Santiags, des vraies, qui envoient de l’eau bénite à chacune de vos enjambées. Je les ai choisies en python (parce que c’est mon côté Jésus-dans-le-désert) mais toutes les incarnations sont possibles : en cuir simple noir, avec des motifs brodés, en métal doré, avec un talon très biseauté ou moins, avec des lacets, des trous. Comme dans l’Arche de Noé, toutes les créations sont acceptées à bord.

Ici ce sont les Rylee de Chloé labellisées it-shoes (1195 euros hahaha)(houhouhou) mais bien sûr, dans les cathédrales de la fast fashion les modèles abondent, comme ici chez Uterqüe, mais on préfère les chapelles de la créativité comme Patricia Blanchet.

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Cinquième évangile. Aimez-vous les uns les autres en mocassins. Avec des vrais mocs de fille qui a fait sa communion en 1964. Le style doit être classique, la semelle solide, ensuite le Diable est dans les détails : ce petit arrière transformable en mule et ce coeur qui vibre au premier plan. Ce sont bien les indices d’une âme pas très catholique, qui met sa culotte sur la tête en dansant le boogie-woogie avant de faire ses prières du soir.

Je prêche pour cette paroisse.

En un mot, abandonnez-vous, c’est délicieux.

De quoi avez-vous peur ? De perdre votre âme, votre raison, votre argent ?

Mais enfin, il ne s’agit que de chaussures petite brebis.

Ceux-ci sont des Loewe. Je n’en ai pas d’autres à proposer car quand vous trouvez l’amour, il est irremplaçable. (violons)

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1 commentaires

  1. jicky - 19 septembre 2018 - Répondre

    c’est un pur délice du Cantique des Cantiques, ton post :-) Merci pour le fou rire. J’adore « Avec des vrais mocs de fille qui a fait sa communion en 1964″

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